12–17 oct. Semaine de la colonne vertébrale : bilan chiropratique et postural offert, pour adultes, enfants et bébés Bilan chiropratique et postural offert

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Révisé par Anthony Real le 15/09/26

En cours de construction. 

Les pressions intradiscales (graphique)

Wilke et al. (1999) ont implanté un capteur dans le disque L4-L5 sain d’un volontaire.

Position ou activitéPression (MPa)
Couché sur le dos0,10
Assis affalé0,27
Assis détendu, sans dossier0,46
Debout détendu0,50
Assis, dos redressé activement0,55
Debout penché en avant1,10
20 kg tenus contre soi1,10
20 kg soulevés genoux fléchis1,70
20 kg tenus à 60 cm1,80
20 kg soulevés dos rond, jambes tendues2,30
  • Calcul. 2,30 ÷ 0,50 = 4,6 fois la pression debout. Les auteurs arrondissent à 4,5 fois, contre environ 4 fois chez Nachemson.
  • Assis contre debout. L’idée héritée de Nachemson (s’asseoir augmenterait la pression d’environ 40 %) n’est pas retrouvée. Les auteurs concluent prudemment deux choses : l’activité musculaire augmente la pression, et changer souvent de position favorise la nutrition du disque.
  • Genoux fléchis. Plier les genoux baisse la pression d’environ 25 %. Les auteurs notent que cette baisse peut s’accompagner d’une contrainte accrue sur l’anneau postérieur.
  • La nuit. En 7 heures de sommeil, la pression passe de 0,10 à 0,24 MPa par réhydratation. Les auteurs rappellent qu’in vitro, un disque cède plus facilement après une nuit de repos.
  • Limites. Un seul sujet sain de 45 ans, étude financée par Kieser Training. Une pression n’est pas une douleur.

Comment le disque cède

  • Protocole. Des segments cervicaux de porc ont subi jusqu’à 86 400 cycles de flexion-extension, sous trois niveaux de compression (260, 867 et 1 472 N).
  • Résultat. La hernie apparaît avec une compression modeste mais un très grand nombre de cycles. Au niveau de compression le plus bas, aucune hernie ne s’est produite.
  • Conclusion des auteurs. La hernie serait davantage liée à la flexion-extension répétée qu’à la compression, du moins sur des disques jeunes et sains.
  • Portée. C’est un modèle animal in vitro : il montre un mécanisme possible, pas un risque chez l’humain.

Où naît la douleur

  • Disque. Normalement, seul le tiers externe de l’anneau est innervé. Dans des disques prélevés lors d’arthrodèses pour lombalgie chronique, des fibres à substance P pénétraient jusqu’au tiers interne ou au noyau dans 57 % des niveaux douloureux, contre 25 % des niveaux non douloureux.
  • Imagerie. Une méta-analyse de 14 études cas-témoins (3 097 adultes de 50 ans ou moins) trouve certains signes plus fréquents chez les lombalgiques :
    Signe IRMOR
    Bombement discal7,54 (IC 1,28–44,56)
    Spondylolyse5,06
    Extrusion4,38
    Modic 14,01
    Protrusion2,65
    Dégénérescence discale2,24
    Les Modic en général, la zone de haute intensité, les fissures annulaires, le spondylolisthésis et la sténose ne sont pas associés. Association ne veut pas dire cause chez un patient donné.
  • Muscles. Une petite section du multifide est associée à la lombalgie et la prédit jusqu’à 12 mois. Les données sont contradictoires pour l’érecteur du rachis, le psoas, le carré des lombes et l’infiltration graisseuse du multifide. Une méta-analyse de 2025 retrouve, dans la lombalgie chronique, une dégénérescence localisée du multifide de L3-L4 à L5.

Les douleurs myofasciales

1. Les causes mécaniques et structurelles

 
  • La dégénérescence discale (discopathie) : Avec l’âge ou les contraintes répétées, les disques intervertébraux (les amortisseurs entre vos vertèbres) perdent leur eau et s’amincissent. Cela crée des micro-instabilités et déclenche une cascade inflammatoire locale qui irrite les petits nerfs du disque. [5, 6]
  • L’arthrose facettaire : Les facettes articulaires sont les petites articulations situées à l’arrière des vertèbres qui guident les mouvements du dos. Comme pour le genou ou la hanche, le cartilage peut s’y user. Cette arthrose provoque des raideurs, surtout le matin ou lors de l’extension du dos (quand on se penche en arrière). [4, 5]
  • Les entorses et micro-lésions ligamentaires : Un faux mouvement, un effort brusque ou le port d’une charge trop lourde peut étirer ou créer de micro-déchirures dans les puissants ligaments qui stabilisent la colonne. [5, 7]

2. Le modèle « Biopsychosocial » (Les amplificateurs de douleur)

La médecine moderne ne regarde plus seulement la structure du dos, car les anomalies à l’imagerie (comme l’arthrose ou les pincements de disques) sont très fréquentes chez des personnes qui n’ont absolument aucune douleur. Pour que la lombalgie devienne commune ou chronique, d’autres facteurs majeurs entrent en jeu : [6, 8, 9]
 
  • Le manque d’activité physique et la sédentarité : C’est la cause numéro un. Sans mouvement, les muscles profonds du tronc (abdominaux, muscles érecteurs du dos) s’affaiblissent. La colonne n’est plus soutenue et subit directement toutes les contraintes de gravité. [10]
  • Le stress, l’anxiété et la fatigue : Le système nerveux central agit comme un amplificateur. En période de stress intense, le cerveau abaisse le seuil de tolérance à la douleur. Une simple tension mécanique bénigne est alors perçue par le corps comme un signal d’alarme violent. [11]
  • Les facteurs professionnels et ergonomiques : Les vibrations prolongées (conduite d’engins), le maintien de postures statiques inconfortables ou les tâches physiques lourdes et répétitives fatiguent prématurément les tissus. [1, 12]
 
 

Hypothèse vasculaire.

  • L’athérosclérose peut obstruer les artères lombaires et sacrée médiane qui irriguent le rachis.
  • Elle est associée à la discopathie.
  • Les études prospectives manquent encore pour conclure.
 


  • La dégénérescence discale (discopathie) : Avec l’âge ou les contraintes répétées, les disques intervertébraux (les amortisseurs entre vos vertèbres) perdent leur eau et s’amincissent. Cela crée des micro-instabilités et déclenche une cascade inflammatoire locale qui irrite les petits nerfs du disque. [5, 6]


 

En résumé

Dans la lombalgie commune, les causes s’entremêlent souvent en boucle : un disque un peu usé force les facettes articulaires à travailler davantage ; ces articulations s’enflamment, ce qui pousse les muscles à se contracter massivement (créant les fameuses douleurs myofasciales et points gâchettes) pour verrouiller la zone. [4]
Souffrez-vous plutôt d’une douleur aiguë récente (type lumbago survenu après un effort) ou d’une douleur sourde et chronique installée depuis plusieurs mois ? Cela m’aidera à vous lister les approches de soulagement les plus adaptées.