12–17 oct. Semaine de la colonne vertébrale : bilan chiropratique et postural offert, pour adultes, enfants et bébés Bilan chiropratique et postural offert

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D'où vient votre douleur de bas du dos ?

Lombalgie : signes d'alerte, causes et chiropraxie à Aix-en-Provence

En bref

Ce qu’il faut retenir sur la lombalgie

Voir les sources
  • Le problème La lombalgie, c'est le mal au bas du dos, qui peut gagner le bassin et le sacrum ou descendre dans la jambe
  • Les symptômes • Douleur en bas du dos
    • Empêche de faire ses activités habituelles et de bouger correctement
    • Peut s'accompagner d'un blocage
    • Peut irradier dans la jambe, la cuisse, la fesse
  • Pourquoi ça arrive Le plus souvent, aucune lésion précise n'est identifiable. Le stress et la peur de bouger augmentent le risque que la douleur persiste
  • Quand consulter en urgence Perte de sensibilité entre les cuisses, trouble nouveau pour uriner ou retenir les selles, perte de force dans une jambe ou les deux, douleur brutale et violente du dos ou du ventre avec malaise. Voir les signes de lombalgie non mécanique
  • Qui est concerné En 2020, 619 millions de personnes dans le monde avaient mal au bas du dos, première cause d'années vécues avec une incapacité
  • Ce que vous pouvez faire en cas de crise de lumbago Reprenez vos activités habituelles le plus tôt possible, à votre rythme. Le mouvement fait partie du traitement. Consultez un chiropracteur. En prévention : faites du sport. Lisez nos conseils en bas de la page

Au cabinet La chiropraxie apporte un bénéfice dans la lombalgie aiguë et chronique.
Un bilan personnalisé (signes d'alerte, examen clinique... Voir plus de détails sur le bilan personalisé), puis des ajustements adaptés : techniques manuelles, exercices et conseils.
Pour les enfants, adultes et séniors, y compris pendant la grossesse.

Une lombalgie, c'est quoi ?

La douleur au bas du dos, aussi appelée lombalgie, est une douleur située entre le bas des côtes et le pli des fesses, qui peut gagner le sacrum ou descendre dans une jambe.

Souvent sourde, elle peut

  • arriver d’un seul coup suite à un geste précis ou après avoir porté, ou aussi de manière insidieuse,
  • désigner un endroit précis ou plutôt une zone (souvent « en barre »),
  • s’accompagner d’une douleur à la toux ou à l’éternuement, ou d’une sensation de blocage, de « ne plus pouvoir bouger »,
  • parfois, elle irradie ailleurs, comme dans la jambe, la cuisse, la fesse ou l’aine. Elle
palpation lombaire par un chiropracteur - AREALCHIRO - Aix-en-Provence

peut alors s’accompagner d’engourdissements ou de fourmillements.

Elle est souvent qualifiée de « mal du siècle », car elle touche environ 8 personnes sur 10 dans sa vie et représente la 1e cause d’incapacité au monde avec, en 2020, pas moins de 619 millions de personnes touchées.


Les lombalgies sont classées selon leur durée. 

Une lombalgie est dite :

  • Aiguë si elle dure depuis moins de 6 semaines,
  • Subaiguë si elle dure entre 6 semaines et 3 mois,
  • Chronique si elle persiste au-delà de 3 mois.
 

A son paroxysme, la lombalgie se traduit par un blocage, qui peut s’accompagner d’un évitement quasi-complet du mouvement (on parle de kinésiophobie).

La lombalgie chronique peut être continue, ou récidivante (entrecoupée de périodes d’accalmie, où la douleur diminue ou disparaît complètement). Elle touche près d’une personne sur 4 dans le monde.

Quelles sont les causes des lombalgies ?

Dans moins de 1% des cas, une douleur lombaire a un rythme non mécanique, qui traduit potentiellement une cause pathologique et qui doit donner lieu à une visite rapide chez le médecin.  

Il existe, d’autre part, certaines urgences lombalgiques réelles, qui méritent d’appeler le 15 dans l’immédiat. Vous pouvez les retrouver sur la page dédiée aux urgences.

Lorsqu'elle n'est pas "mécanique", une lombalgie peut traduire :

  • une origine viscérale ou vasculaire, comme certains problèmes rénaux, artériels, gynécologiques, digestifs ou pulmonaires
  • une origine inflammatoire, comme on en retrouve dans certaines maladies auto-immunes
  • une origine infectieuse, iatrogène, métabolique, endocrinienne, traumatique, neurologique ou tumorale

Les signes qui doivent faire s'interroger

  • Début avant 40 ans, installation progressive, douleur qui ne se calme pas au repos, améliorée au mouvement, qui ne cède pas en position allongée, présente la nuit
  • Fièvre, ou altération inhabituelle de l'état général, perte de poids inexpliquée, très grosse fatigue, antécédent de cancer, douleur qui s'aggrave progressivement, traitement prolongé par cortisone, ou usage de drogue par voie intraveineuse

Pris isolément, un de ces signes n'est pas forcément grave : c'est leur association qui doit alerter. Ils appellent un avis médical ou rhumatologique. En cas de doute, le chiropracteur vous oriente. Si aucune maladie n'est détectée, nous mettons en œuvre toutes nos compétences pour vous aider.

Ainsi, dans plus de 99% des cas, la lombalgie ne traduit pas une origine inquiétante. 

On dit qu’elle est « de rythme mécanique ».

 

Si vous vous reconnaissez dans les éléments qui vont suivre, nous, chiropracteurs, pouvons vous aider. 

    1. Douleur qui a tendance à s’accentuer au fil de la journée
    2. Une fois la bonne position trouvée, il est possible de dormir correctement
    3. La douleur est reproduite, aggravée ou soulagée par des mouvements spécifiques ou des postures
    4. La raideur matinale est brève, s’estompant généralement en 15 à 30 minutes après le lever
    5. L’évolution est souvent fluctuante, épisodique, avec des pics liés à l’activité physique ou au port de charges

Les lombalgies mécaniques relèvent de notre compétence. Elles se scindent en deux sous-groupes selon la classification de Bardin & al. (2017) :

  • Environ 5 à 10% des lombalgies sont liées à l’atteinte d’une racine nerveuse. Pour en apprendre plus à ce sujet : voir la page sur les atteintes nerveuses lombaires;
  • Environ 90 à 95% des lombalgies entrent dans la catégorie des « lombalgies communes ». C’est le « lumbago » ou « tour de rein ». 

 

Une lombalgie commune s’explique parfois par une origine plus spécifique (dans 10 à 15% des cas selon notre expérience). Nous avons créé des pages individuelles pour vous sur le sujet : une par problématique.
En général cependant, il n’y a aucune lésion précise identifiable : il s’agit d’un mélange de facteurs. 

 

Des facteurs génétiques prédisposant à la lombalgie ont été identifiés, soulignant une composante héréditaire non négligeable.

Cependant, les facteurs génétiques n’expliquent pas la lombalgie de manière déterministe car ils ne font qu’influencer la structure anatomique (comme la forme des vertèbres ou la fragilité des disques), alors que la douleur dépend notamment de la fonctionnalité, du mouvement et de l’adaptation du corps. On en parle mieux dans la section sur le traitement chiropratique de la lombalgie.

 

La preuve la plus frappante de cet état de fait est probablement ce que l’on appelle « l’absence de corrélation radio-clinique ». Les anomalies à l’imagerie (comme l’arthrose ou les pincements de disques) sont très fréquentes chez des personnes qui n’ont absolument aucune douleur. En clair : à elle seule, une image de votre dos ne peut pas expliquer votre douleur.

Ainsi le diagnostic d’une lombalgie est presque toujours clinique.

 

« Si on ignore la cause de 90% des lombalgies, aucun coupable précis ne pouvant être identifié, comment fait-on pour les soigner ? », allez-vous sans doute me demander. Question légitime.

La réponse courte : en étudiant la fonction du corps, et grâce à une approche et une compréhension globales de son fonctionnement. Éléments d’explication ci-après. 

Comment se présentent l'anatomie et la fonction du dos et de la zone lombaire ?

Le dos, partie postérieure du tronc, permet d’assurer non seulement la locomotion et la posture, mais aussi la protection de la moelle épinière, qui assure le relai entre le corps et le cerveau.

Ces fonctions reposent sur la colonne vertébrale, axe flexible, et sur des centaines de muscles puissants, disposés sur 3 couches (superficielle, intermédiaire, profonde) qui lui confèrent sa rigidité.

La colonne vertébrale se compose de 33 vertèbres, dont 24 sont mobiles et 9 fixes :

  • vertèbres mobiles
    • 7 vertèbres cervicales
    • 12 vertèbres thoraciques
    • 5 vertèbres lombaires
  • vertèbres soudées
    • 5 vertèbres sacrées (sacrum)
    • 4 vertèbres coccygiennes (coccyx)
 
Trois courbures vertébrales sont naturellement présentes, lorsqu’on regarde quelqu’un de profil : la lordose lombaire (ce qu’on appelle la « cambrure »), la cyphose thoracique (bombement du milieu et du haut du dos) et la lordose cervicale. 
La présence de ces courbures confère à la colonne vertébrale une résistance axiale supérieure.
Si elles sont augmentées, on parle d’hypercyphose ou d’hyperlordose.
colonne vertébrale - AREALCHIRO — chiropracteurs à Aix-en-Provence

La 5e vertèbre lombaire (L5) s’articule avec le sacrum, qui se prolonge par le coccyx. Les os pelviens s’articulent en arrière avec le sacrum par les 2 articulations sacro-iliaques (le sacrum est enchâssé entre les deux os pelviens) et en avant par la symphyse pubienne, pour former ce que l’on appelle communément le « bassin ».

bassin et sacrum - AREALCHIRO — chiropracteurs à Aix-en-Provence

Chaque vertèbre mobile s’articule avec une autre par 2 articulations postérieures et un disque intervertébral, pour former une sorte de trépied. 

Une vertèbre lombaire associe un corps vertébral en avant et un arc vertébral en arrière. Ensemble, ils délimitent le canal vertébral, qui abrite la moelle épinière (jusqu’à L1-L2) puis les racines de la queue de cheval. 

Entre deux vertèbres lombaires, trois articulations : le disque intervertébral en avant, les deux articulations postérieures en arrière, autour du canal vertébral. Représentation simplifiée, sans ligaments ni muscles.

A l’étage lombaire, c’est surtout le disque qui porte le poids, comme un amortisseur.

 

Les facettes articulaires ne partagent la compression qu’en lordose (lorsque le bas du dos est creusé ou qu’on est penché en arrière). Elles sont orientées de façon qu’elles favorisent les mouvements de flexion-extension (se pencher en avant et en arrière) et limitent les mouvements de rotation. Elles sont encroutées de cartilage, entourées de leur capsule articulaire, et baignent dans un liquide qui lubrifie le tout pour fluidifier les mouvements, la synovie.

 

De puissants ligaments, muscles et fascias maintiennent autant les vertèbres que le bassin et les articulations sacro-iliaques en place, assurant constamment un compromis entre mobilité et stabilité.

 

 

Pour en savoir plus sur ce qui peut prédisposer le disque à la blessure et pour bénéficier de nos conseils sur le port de charges, rendez-vous sur la page dédiée à la hernie discale.

Quels sont les facteurs de risque et de chronicité pour la lombalgie ?

Les facteurs de risque

Ce sont les facteurs qui augmentent les chances de se blesser au bas du dos.

Ils sont multiples et n’ont pas vraiment de lien avec la posture.

Les facteurs les mieux étayés sont :

  • Nombre d’épisodes antérieurs
  • Contraintes ergonomiques au travail (charges lourdes et fréquentes, vibrations corps entier)
  • Tabac
  • IMC élevé : surpoids ou obésité

Parmi les autres facteurs, on retrouve : âge et sexe, manque d’activités physique et sédentarité, génétique, symptômes dépressifs, stress, anxiété, fatigue, faibles activités de loisir, sommeil, humeur, grossesse.

Le diabète et l’athérosclérose sont associés à la lombalgie, sans causalité démontrée.

La posture et la flexion lombaire en soulevant ne seraient a priori pas des causes de lombalgie.

Les facteurs de chronicité

Une douleur lombaire chronique n’équivaut pas forcément à un dommage tissulaire permanent ou récurrent.

La médecine moderne ne regarde plus seulement la structure du dos. Pour que la lombalgie devienne chronique, d’autres facteurs majeurs entrent en jeu.

 

Pour en savoir plus, consultez la page sur la douleur chronique.


Au niveau lombaire, la chronicité est principalement médiée par :

Les facteurs psychosociaux 

Catastrophisme, anxiété, dépression, croyances négatives sur la douleur, croyances dites de « peur-évitement » (éviter de bouger pour ne pas risquer de se faire mal)… Les facteurs psychosociaux sont reconnus comme des prédicteurs puissants du passage d’une douleur aiguë à la chronicité. On réduit son activité par anticipation de la douleur, entraînant un déconditionnement physique qui perpétue ou aggrave le handicap.


Les facteurs métaboliques

Obésité abdominale, déséquilibre glycémique, hypertension artérielle, dyslipidémie, et globalement un climat métabolique pro-inflammatoire (même de bas grade) accélèrent la dégénérescence des tissus discaux, altère la microvascularisation rachidienne et régule à la hausse la sensibilité des voies de la douleur au niveau du cerveau. Tout un programme ! Certaines problématiques intestinales telles qu’une dysbiose doublée d’une porosité intestinale peuvent causer une inflammation latente se traduisant par des douleurs lombaires chroniques.


Les facteurs neuroplastiques

Une sensation douloureuse ressentie pendant longtemps entraîne une hyperexcitabilité du système nerveux central (cerveau), qui amplifie en retour la sensation de douleur. Le signal d’entrée peut être ressenti fortement même s’il est de faible intensité.

En clair, plus on a mal, plus on perçoit fortement la douleur et plus elle devient chronique, car le cerveau crée une boucle d’entretien de la douleur indépendante de l’état structurel du dos.


Chacun de ces facteurs demande une approche adaptée. Une lombalgie chronique résistante aux thérapies habituelles traduit le plus souvent la nécessité d’une approche intégrée et personnalisée, parfois pluridisciplinaire.

C’est la raison pour laquelle, au cabinet, nous faisons toujours un bilan complet personnalisé et adaptons les soins à votre cas spécifique.

mobilité de la colonne lombaire - AREALCHIRO - chiropracteurs aix en provence

Quels tissus et problématiques peuvent contribuer à la lombalgie ?

La lombalgie commune, ou lombalgie « non spécifique », est un diagnostic d’exclusion. Cela signifie qu’elle regroupe toutes les douleurs du bas du dos qui ne proviennent pas d’une maladie sous-jacente ou de la souffrance d’un tissu particulier.

aucune structure ne peut être désignée comme seule responsable : plusieurs tissus peuvent y contribuer.

Dans la lombalgie commune, les causes s’entremêlent souvent en boucle.

 

Par exemple, un disque un peu usé force les facettes articulaires à travailler davantage, ces articulations s’inflamment, ce qui pousse les muscles à se contracter massivement pour verrouiller la zone, créant les fameuses douleurs myofasciales et points gâchettes.

Chacune des structures décrites précédemment peut jouer un rôle dans la genèse et l’entretien de la douleur : disques, facettes, articulation sacro-iliaque, mais aussi muscles, fascias, capsule articulaire, replis synoviaux dans la capsule (plicas), ligaments et corps vertébral.

Lorsque vous me demandez, en séance, si votre douleur est d’origine musculaire parce que vous sentez que l’un de vos muscles en bas du dos est tendu et douloureux, ma réponse est souvent : « Sans doute, mais pas seulement. Votre douleur est multifactorielle et doit être abordée selon un angle fonctionnel. Nous allons effectuer tous les tests nécessaires pour comprendre au mieux ce qu’il faut faire pour vous aider rapidement et durablement. »

Les principales problématiques impliquées dans la douleur lombaire

Elles désignent les cas pour lesquels la souffrance mécanique d’une structure précise explique plus volontiers les douleurs que la souffrance d’autres structures, traduisant généralement une altération de l’intégration sensori-motrice.

 

Par exemple :

 

Cela signifie soit que votre cerveau reçoit des informations sous-optimales de la part de votre corps, soit que le cerveau lui-même les interprète de manière sous-optimale… soit les deux.

Restaurer l’intégration sensori-motrice est le domaine de prédilection du chiropracteur. Plus d’infos sur ce point sur la page qui explique la chiropraxie.

Les autres tissus pouvant être en cause dans la lombalgie commune

Les plateaux vertébraux, les structures vasculaires, la dure-mère, la hanche, la symphyse pubienne, les micro-lésions et entorses ligamentaires, la capsule articulaire des articulations vertébrales postérieures, les « plicas » (petits replis de synovie dans l’articumation) peuvent être des contributeurs à la douleur lombaire. Il est impossible de tous les détailler ici et ils ne méritent pas une page dédiée. Si vous avez des questions dessus, vous pouvez nous les poser en consultation.

De quelle manière la chiropraxie peut-elle vous aider pour votre lombalgie ?

Notre approche diffère selon votre profil et votre histoire.

Elle est toujours globale et s’inclut dans une vision intégrée de votre santé.

En clair, nous évaluons toujours les facteurs physiques autant que neurologiques, dans le but de vous aider de la manière la plus rapide et efficace qui soit.

Nous cherchons quels tissus peuvent être en rapport avec votre douleur, ainsi que les raisons biomécaniques qui peuvent sous-tendre leur souffrance. Nous portons notre attention sur votre fonctionnement local (bas du dos) autant que global (le corps dans son ensemble) et sur les interactions des structures entre elles. C’est l’approche chiropratique classique.

Si votre problème est chronique ou récidivant, nous émettons l’hypothèse clinique qu’un cercle vicieux s’est installé entre votre douleur, votre façon de bouger et la perception de votre propre dos.

Nous investiguons, en plus des aspects biomécaniques, l’aspect neurologique mais aussi tous les aspects du mode de vie qui pourraient être associés. C’est là que l’approche neuro-fonctionnelle devient la plus pertinente.

Nous examinons votre système nerveux (force, réflexes, sensibilité, contrôle du mouvement) et recherchons dès le départ ce qui entretient la douleur, comme la peur de bouger ou le stress. Nous vous expliquons comment fonctionne la douleur et ce qui peut expliquer la vôtre, ainsi que des manières concrètes pour pouvoir agir dessus.

C’est l’évolution de votre douleur et de vos activités, séance après séance, qui guide le caractère adaptatif de notre approche.

Concrètement, nous réalisons des tests et observons ce qui en modifie le résultat : une stimulation au niveau du dos ou à un autre endroit, une stimulation sensorielle, ou les deux. 

Ce faisant, un de nos objectifs est de favoriser la meilleure expression possible de ce que l’on appelle la « boucle sensori-motrice », qui désigne le cycle ininterrompu d’échanges entre votre corps, le cerveau et l’environnement afin d’ajuster la finesse de son fonctionnement.

manœuvre chiropratique sur la hanche - AREALCHIRO chiropracteur aix en provence

Comment se déroule la prise en charge au cabinet ?

  1. En début de séance : nous discutons du motif de votre venue et vous questionnons sur votre santé générale ainsi que sur les facteurs qui peuvent faire que votre douleur dure, surtout si elle est chronique.
  2. Le bilan, environ 45 minutes : histoire de la douleur, examens neurologique et orthopédique, mobilité du dos, tests du bassin et des hanches, tests de provocation sacro-iliaques, tests neurologiques ciblés, et tout autre test indiqué dans votre situation.
  3. L’explication : ce que l’examen suggère, l’intérêt ou non d’une imagerie, le plan proposé.
  4. Les techniques : manipulations, mobilisations douces ou techniques musculaires, adaptées à votre âge, votre état de santé et vos préférences, avec votre accord avant chaque manœuvre. Une prise en charge sans « craquement » est possible : si c’est votre souhait, dites-le-nous.
  5. Les exercices : si c’est indiqué, quelques exercices simples à refaire chez vous pour amplifier les bienfaits de la séance.
  6. La réévaluation, à la fin de la première séance, et à chaque séance qui suit, pour vous guider vers la meilleure progression qui soit.

Vous doutez de l’innocuité de la chiropraxie ? Consultez la page « la chiropraxie est-elle vraiment sûre ? »

Crise de lumbago : que faire ?

« En plus de consulter un chiropracteur, vous voulez dire ? »

Plein de choses !

D’après notre expérience, les conseils qui suivent sont très efficaces :

  • Restez en mouvement. Marchez doucement, au minimum. Souvent dans la journée, par petit bouts. 15 mn, 4 fois par jour valent mieux que 1h une seule fois;

  • Prenez la position de décharge : allongez-vous sur le dos, les jambes pliées à 90° posées sur une chaise. Cela permet de relâcher la pression dans le bas de votre dos. Aucune inquiétude, ça ne risquera pas de « raccourcir vos psoas »;

  • Exercices doux : des mouvements légers à quatre pattes (dos creux / dos rond sans forcer) aident à désensibiliser la zone;

  • Evitez de porter si c’est possible;

  • Mettez du chaud, pendant 30 à 60 mn par jour. On recommande la bouillotte;

  • Faites des pauses : si vous êtes souvent assis dans la journée, changez de position régulièrement.

 

Quand consulter un chiropracteur ?

  • Nous conseillons de consulter si la douleur ne s’en va pas au bout de 3 jours après son début
  • Quand un fond douloureux demeure une fois la crise passée
  • Si on veut accélérer la guérison
  • Quand on sent que le dos reste fragile
  • Quand les crises de lumbago sont fréquentes
  • Si le mal de dos est présent depuis plusieurs semaines, d’autant plus s’il est chronique ou récidivant
  • Quand vous avez « tout essayé » et que rien ne vous a vraiment aidé
 

Comment prévenir la récidive ?

Ces conseils sont d’autant plus importants que vous êtes sujet à la chronicité. N’oubliez pas qu’ils ne se suffisent pas à eux-mêmes : si vous avez régulièrement mal au bas du dos, consultez un expert.

  • Le levier préventif le mieux démontré par essais randomisés ainsi que par l’expérience est l’exercice physique.
  • Limiter le tabac
  • Manger anti-inflammatoire. Par exemple, adopter le régime méditerranéen
  • Faire quelques squats et marcher toutes les 90 minutes si vous êtes souvent assis
  • La chiropraxie est une aide
  • Et d’autres conseils dépendant de votre cas particulier : posez-nous la question en séance
 

Quelle est la meilleure manière de porter et d’organiser son plan de travail (ergonomie) quand on est sujet au mal de dos ?

Retrouvez la réponse sur la page « hernie discale ».

Questions fréquentes

Nous avons repris les questions que vous nous posez le plus souvent et les avons compilées ici.
Vous pouvez nous écrire si vous souhaitez nous poser une question à votre tour.

Comment savoir si ma douleur vient du dos, du bassin ou de la hanche ?

Seul un examen permet de trancher. Une douleur d’un seul côté, sous la ceinture, réveillée en se levant d’une chaise, évoque plutôt la sacro-iliaque ; une douleur centrale, douloureuse à la toux ou en se penchant en avant, plutôt la région lombaire. Mais ce n’est jamais si simple. La hanche est testée à chaque bilan (voir douleurs de hanche, de fesse et de cuisse). C’est un métier !

Est-ce que je dois faire une radio ou une IRM pour mon mal de dos ?

Non, pas lors d’une poussée aiguë sans signe d’alerte. L’imagerie montre souvent une usure sans lien avec la douleur, y compris chez des personnes qui n’ont pas mal. Au-delà de trois mois de douleur (lombalgie chronique), la HAS (Haute Autorité de Santé) recommande en revanche une IRM.

Une douleur qui descend dans la jambe, est-ce que c'est forcément une sciatique ?

Non. Une articulation du bas du dos, de hanche ou du bassin peut envoyer une douleur dans la cuisse, parfois plus bas, sans atteinte d’un nerf. Une douleur qui dépasse le genou, avec fourmillements ou perte de force, oriente davantage vers une racine nerveuse.

Pourquoi je me suis bloqué le dos en ramassant un papier ?

Ramasser le papier a été « la goutte de trop ». Un geste banal peut déclencher une crise quand d’autres facteurs sont réunis. 

Charge cumulative sur les structures lombaires, baisse de tolérance tissulaire, défaut d’intégration sensori-motrice… le cerveau échoue à anticiper la bonne manière d’ajuster le fonctionnement du corps pour effectuer le mouvement, il y a un retard ou un défaut d’activation des muscles stabilisateurs profonds, et c’est le réflexe de protection, qui se traduit par un « blocage ». 

Dans une étude menée auprès d’environ 1 000 personnes, le risque de crise augmentait après une tâche manuelle en position inconfortable, un moment de distraction, de la fatigue ou une activité physique modérée à intense.

Questions fréquentes

VRAI/FAUX sur la lombalgie

Vrai ou Faux

Nous espérons que cette page vous aura apporté de la clarté et des informations que vous trouverez de valeur.

Nous avons préparé pour vous un petit jeu. Essayez de répondre spontanément.

La mauvaise posture cause la lombalgie

Faux FAUX.

Enfin, presque. A l'état actuel des choses, aucune preuve ne statue en faveur du fait que la posture puisse causer la lombalgie. Les lombalgiques ont cependant une lordose plus plate que la moyenne.
Assis détendu n'est pas plus nocif pour le disque que debout : varier les positions compte plus que « se tenir droit » tout le temps.
Le fait d'être assis tout au long de la journée face à un bureau ne serait donc pas en faveur du développement de douleurs lombaires : le manque de mouvement pendant cette période assise, si. Ainsi, le problème n'est pas d'être assis, mais de ne pas bouger assez souvent entre deux moments pendant lesquels on est assis.

Le repos au lit est le meilleur traitement d'une crise de lumbago

Faux FAUX.

Le mouvement fait partie intégrante du traitement. En crise, n'arrêtez surtout pas de bouger : faites ce que vous pouvez tant que ça n'engendre pas une douleur insupportable, ne serait-ce que marcher. Evitez de porter cependant

Il ne faut jamais soulever le dos arrondi

Faux FAUX.

La flexion lombaire pendant le soulèvement ne prédit ni l'apparition ni la persistance de la lombalgie.

Une douleur lombaire a de grandes chances de se calmer toute seule si on ne fait rien

Vrai VRAI.

Vrai pour une crise aiguë : la douleur moyenne passe de 56 à 26 sur 100 en 6 semaines.
Faux pour une douleur installée : les améliorations sont minimes (Wallwork et al., 2024).
Cependant, une douleur légère persiste toujours généralement et près de sept personnes sur dix connaissent une récidive dans l'année.
C'est une des raisons pour lesquelles, à notre sens, consulter un chiropracteur est primordial : notre objectif, en plus de soulager la douleur plus rapidement, est d'éviter que des crises douloureuses ne surviennent à nouveau.
Notre expérience, au cabinet AREALCHIRO - Aix-en-Provence, nous montre même autre chose : nos patients ont des crises de douleurs lombaires, comme tout le monde, mais la crise, au lieu de durer pendant des semaines ou des mois, s'estompe généralement très vite, comme elle est arrivée, souvent en moins d'une journée. L'aspect préventif ne semble donc pas intéresser seulement la fréquence d'apparition des crises, mais surtout leur durée quand elles surviennent.

Une question sur votre situation ?

Appelez le cabinet AREALCHIRO, à Aix-en-Provence.

Pour prendre rendez-vous avec un chiropracteur à Aix-en-Provence : 

Sources

    • Haute Autorité de santé (2019). Prise en charge du patient présentant une lombalgie commune. Fiche mémo. has-sante.fr
    • GBD 2021 Low Back Pain Collaborators (2023). Global, regional, and national burden of low back pain, 1990–2020, its attributable risk factors, and projections to 2050: a systematic analysis of the Global Burden of Disease Study 2021. The Lancet Rheumatology, 5(6), e316-e329. doi:10.1016/S2665-9913(23)00098-X
    • Wallwork SB, Braithwaite FA, O’Keeffe M, et al. (2024). The clinical course of acute, subacute and persistent low back pain: a systematic review and meta-analysis. CMAJ, 196(2), E29-E46. doi:10.1503/cmaj.230542
    • NHS. Abdominal aortic aneurysm. nhs.uk
    • Paige NM, Miake-Lye IM, Booth MS, et al. (2017). Association of spinal manipulative therapy with clinical benefit and harm for acute low back pain: systematic review and meta-analysis. JAMA, 317(14), 1451-1460. doi:10.1001/jama.2017.3086
    • Rubinstein SM, de Zoete A, van Middelkoop M, Assendelft WJJ, de Boer MR, van Tulder MW (2019). Benefits and harms of spinal manipulative therapy for the treatment of chronic low back pain: systematic review and meta-analysis of randomised controlled trials. BMJ, 364, l689. doi:10.1136/bmj.l689
    • Souza TA (2015). Differential Diagnosis and Management for the Chiropractor: Protocols and Algorithms, 3e éd., chapitre 6 « Lumbopelvic Complaints ». Jones and Bartlett.
    • Kamina P (2009). Anatomie clinique, tome 2 : Tête, cou, dos, 3e éd., chapitre 10 « Colonne vertébrale ». Paris : Maloine.
    • Cohen SP, Chen Y, Neufeld NJ (2013). Sacroiliac joint pain: a comprehensive review of epidemiology, diagnosis and treatment. Expert Review of Neurotherapeutics, 13(1), 99-116. doi:10.1586/ern.12.148
    • Sieper J, van der Heijde D, Landewé R, et al. (2009). New criteria for inflammatory back pain in patients with chronic back pain: a real patient exercise by experts from the Assessment of SpondyloArthritis international Society (ASAS). Annals of the Rheumatic Diseases, 68(6), 784-788. doi:10.1136/ard.2008.101501
    • Brinjikji W, Luetmer PH, Comstock B, et al. (2015). Systematic literature review of imaging features of spinal degeneration in asymptomatic populations. American Journal of Neuroradiology, 36(4), 811-816. doi:10.3174/ajnr.A4173

Rédigé par Anthony REAL, chiropracteur au cabinet AREALCHIRO à Aix-en-Provence. Découvrir le praticien.

Rédaction : 29 septembre 2026.

Dernière mise à jour : 29 septembre 2026.