D'où viennent vos douleurs au cou, à la nuque ou vos tensions dans les mâchoires ?
Cervicalgie et douleurs de mâchoire : signes d'alerte, causes et chiropraxie à Aix-en-Provence
En bref
Ce qu'il faut retenir sur la cervicalgie et les douleurs de mâchoire
Voir les sources- Le problème Cervicalgie : mal au cou ou à la nuque
Troubles temporo-mandibulaires (TTM) : problèmes de mâchoire - Les symptômes • Douleurs, raideurs, tensions au niveau de la nuque ou du cou, parfois avec douleurs à l'épaule voire dans le bras ou la main
• Douleurs, craquements, tensions au niveau des mâchoires ou près de l'oreille, parfois accompagnées de maux de tête - Pourquoi ça arrive C'est souvent multifactoriel. Une nuit dans une mauvaise position, de longues heures au bureau, un nerf irrité ou un coup du lapin sont des déclencheurs fréquents. Le cou, la mâchoire et le haut du dos s'influencent mutuellement
- Quand consulter en urgence Mal de tête brutal et très intense, nuque raide avec forte fièvre, faiblesse ou engourdissement d'un côté du corps, difficulté à parler, trouble de l'équilibre Voir la page des urgences
- Qui est concerné Chaque année, 30 à 50 % des adultes ont mal au cou, et plus de deux personnes sur trois en souffrent au cours de leur vie.
Environ 10 à 15% de personnes souffrent de TTM - Ce que vous pouvez faireContinuez à bouger doucement le cou, faites des exercices d'assouplissement, essayez le chaud, évitez le collier cervical. Consultez un chiropracteur. Lisez nos conseils en bas de la page
Au cabinet La chiropraxie est efficace. Nous effectuons un bilan des mouvements du cou, de la mâchoire et des épaules, du contrôle neuro-musculaire et de l'équilibre. Nous recherchons des signes d'alerte avant toute technique, puis des soins manuels adaptés, adaptons la technique à vous, vous donnons des exercices et des conseils. Pour les enfants, les adultes et les séniors
La cervicalgie, c'est quoi ?
La cervicalgie désigne une douleur au cou ou à la nuque. En 2020, elle touchait 203 millions de personnes dans le monde, plus souvent des femmes, avec un pic entre 45 et 74 ans.
une douleur qui peut monter vers l’arrière du crâne, gagner l’omoplate ou descendre dans le bras [1]. La mâchoire peut aussi faire mal, claquer ou mal s’ouvrir
La plupart des douleurs du cou durent quelques semaines. Sans signe neurologique, leur évolution est habituellement favorable ; quand un nerf est touché, avec fourmillements ou perte de force dans un bras, un avis médical s’impose.
La mâchoire a ses propres troubles : les dysfonctions de l’articulation temporo-mandibulaire concernent près de 30 % de la population, et les douleurs musculaires en sont la manifestation la plus fréquente, devant les craquements [9].
- Subaiguë si elle dure entre 6 semaines et 3 mois,
- Chronique si elle persiste au-delà de 3 mois.
A son paroxysme, la lombalgie se traduit par un blocage, qui peut s’accompagner d’un évitement quasi-complet du mouvement (on parle de kinésiophobie).
La lombalgie chronique peut être continue, ou récidivante (entrecoupée de périodes d’accalmie, où la douleur diminue ou disparaît complètement). Elle touche près d’une personne sur 4 dans le monde.
Quelles sont les causes des lombalgies ?

Dans moins de 1% des cas, une douleur lombaire a un rythme non mécanique, qui traduit potentiellement une cause pathologique et qui doit donner lieu à une visite rapide chez le médecin.
Il existe, d’autre part, certaines urgences lombalgiques réelles, qui méritent d’appeler le 15 dans l’immédiat. Vous pouvez les retrouver sur la page dédiée aux urgences.
Lorsqu'elle n'est pas "mécanique", une lombalgie peut traduire :
- une origine viscérale ou vasculaire, comme certains problèmes rénaux, artériels, gynécologiques, digestifs ou pulmonaires
- une origine inflammatoire, comme on en retrouve dans certaines maladies auto-immunes
- une origine infectieuse, iatrogène, métabolique, endocrinienne, traumatique, neurologique ou tumorale
Les signes qui doivent faire s'interroger
- Début avant 40 ans, installation progressive, douleur qui ne se calme pas au repos, améliorée au mouvement, qui ne cède pas en position allongée, présente la nuit
- Fièvre, ou altération inhabituelle de l'état général, perte de poids inexpliquée, très grosse fatigue, antécédent de cancer, douleur qui s'aggrave progressivement, traitement prolongé par cortisone, ou usage de drogue par voie intraveineuse
Pris isolément, un de ces signes n'est pas forcément grave : c'est leur association qui doit alerter. Ils appellent un avis médical ou rhumatologique. En cas de doute, le chiropracteur vous oriente. Si aucune maladie n'est détectée, nous mettons en œuvre toutes nos compétences pour vous aider.
Ainsi, dans plus de 99% des cas, la lombalgie ne traduit pas une origine inquiétante.
On dit qu’elle est « de rythme mécanique ».
Si vous vous reconnaissez dans les éléments qui vont suivre, nous, chiropracteurs, pouvons vous aider.
- Douleur qui a tendance à s’accentuer au fil de la journée
- Une fois la bonne position trouvée, il est possible de dormir correctement
- La douleur est reproduite, aggravée ou soulagée par des mouvements spécifiques ou des postures
- La raideur matinale est brève, s’estompant généralement en 15 à 30 minutes après le lever
- L’évolution est souvent fluctuante, épisodique, avec des pics liés à l’activité physique ou au port de charges
Les lombalgies mécaniques relèvent de notre compétence. Elles se scindent en deux sous-groupes selon la classification de Bardin & al. (2017) :
- Environ 5 à 10% des lombalgies sont liées à l’atteinte d’une racine nerveuse. Pour en apprendre plus à ce sujet : voir la page sur les atteintes nerveuses lombaires;
- Environ 90 à 95% des lombalgies entrent dans la catégorie des « lombalgies communes ». C’est le « lumbago » ou « tour de rein ».
Une lombalgie commune s’explique parfois par une origine plus spécifique (dans 10 à 15% des cas selon notre expérience). Nous avons créé des pages individuelles pour vous sur le sujet : une par problématique.
En général cependant, il n’y a aucune lésion précise identifiable : il s’agit d’un mélange de facteurs.
Des facteurs génétiques prédisposant à la lombalgie ont été identifiés, soulignant une composante héréditaire non négligeable.
Cependant, les facteurs génétiques n’expliquent pas la lombalgie de manière déterministe car ils ne font qu’influencer la structure anatomique (comme la forme des vertèbres ou la fragilité des disques), alors que la douleur dépend notamment de la fonctionnalité, du mouvement et de l’adaptation du corps. On en parle mieux dans la section sur le traitement chiropratique de la lombalgie.
La preuve la plus frappante de cet état de fait est probablement ce que l’on appelle « l’absence de corrélation radio-clinique ». Les anomalies à l’imagerie (comme l’arthrose ou les pincements de disques) sont très fréquentes chez des personnes qui n’ont absolument aucune douleur. En clair : à elle seule, une image de votre dos ne peut pas expliquer votre douleur.
Ainsi le diagnostic d’une lombalgie est presque toujours clinique.
« Si on ignore la cause de 90% des lombalgies, aucun coupable précis ne pouvant être identifié, comment fait-on pour les soigner ? », allez-vous sans doute me demander. Question légitime.
La réponse courte : en étudiant la fonction du corps, et grâce à une approche et une compréhension globales de son fonctionnement. Éléments d’explication ci-après.
Comment se présentent l'anatomie et la fonction du dos et de la zone lombaire ?
Le dos, partie postérieure du tronc, permet d’assurer non seulement la locomotion et la posture, mais aussi la protection de la moelle épinière, qui assure le relai entre le corps et le cerveau.
Ces fonctions reposent sur la colonne vertébrale, axe flexible, et sur des centaines de muscles puissants, disposés sur 3 couches (superficielle, intermédiaire, profonde) qui lui confèrent sa rigidité.
La colonne vertébrale se compose de 33 vertèbres, dont 24 sont mobiles et 9 fixes :
- vertèbres mobiles
- 7 vertèbres cervicales
- 12 vertèbres thoraciques
- 5 vertèbres lombaires
- vertèbres soudées
- 5 vertèbres sacrées (sacrum)
- 4 vertèbres coccygiennes (coccyx)
La présence de ces courbures confère à la colonne vertébrale une résistance axiale supérieure.

La 5e vertèbre lombaire (L5) s’articule avec le sacrum, qui se prolonge par le coccyx. Les os pelviens s’articulent en arrière avec le sacrum par les 2 articulations sacro-iliaques (le sacrum est enchâssé entre les deux os pelviens) et en avant par la symphyse pubienne, pour former ce que l’on appelle communément le « bassin ».

Chaque vertèbre mobile s’articule avec une autre par 2 articulations postérieures et un disque intervertébral, pour former une sorte de trépied.
Une vertèbre lombaire associe un corps vertébral en avant et un arc vertébral en arrière. Ensemble, ils délimitent le canal vertébral, qui abrite la moelle épinière (jusqu’à L1-L2) puis les racines de la queue de cheval.
A l’étage lombaire, c’est surtout le disque qui porte le poids.
Les facettes articulaires ne partagent la compression qu’en lordose (lorsque le bas du dos est creusé ou qu’on est penché en arrière). Elles sont orientées de façon qu’elles favorisent les mouvements de flexion-extension (se pencher en avant et en arrière) et limitent les mouvements de rotation. Elles sont encroutées de cartilage, entourées de leur capsule articulaire, et baignent dans un liquide qui lubrifie le tout pour fluidifier les mouvements, la synovie.
De puissants ligaments, muscles et fascias maintiennent autant les vertèbres que le bassin et les articulations sacro-iliaques en place, assurant constamment un compromis entre mobilité et stabilité.
Pour en savoir plus sur ce qui peut prédisposer le disque à la blessure et pour bénéficier de nos conseils sur le port de charges, rendez-vous sur la page dédiée à la hernie discale.
Quels sont les facteurs de risque et de chronicité pour la lombalgie ?
Les facteurs de risque
Ce sont les facteurs qui augmentent les chances de se blesser au bas du dos.
Ils sont multiples et n’ont pas vraiment de lien avec la posture.
Les facteurs les mieux étayés sont :
- Nombre d’épisodes antérieurs
- Contraintes ergonomiques au travail (charges lourdes et fréquentes, vibrations corps entier)
- Tabac
- IMC élevé : surpoids ou obésité
Parmi les autres facteurs, on retrouve : âge et sexe, manque d’activités physique et sédentarité, génétique, symptômes dépressifs, stress, anxiété, fatigue, faibles activités de loisir, sommeil, humeur, grossesse.
Le diabète et l’athérosclérose sont associés à la lombalgie, sans causalité démontrée.
La posture et la flexion lombaire en soulevant ne seraient a priori pas des causes de lombalgie.
Les facteurs de chronicité
Une douleur lombaire chronique n’équivaut pas forcément à un dommage tissulaire permanent ou récurrent.
La médecine moderne ne regarde plus seulement la structure du dos. Pour que la lombalgie devienne chronique, d’autres facteurs majeurs entrent en jeu.
Pour en savoir plus, consultez la page sur la douleur chronique.
Au niveau lombaire, la chronicité est principalement médiée par :
Les facteurs psychosociaux
Catastrophisme, anxiété, dépression, croyances négatives sur la douleur, croyances dites de « peur-évitement » (éviter de bouger pour ne pas risquer de se faire mal)… Les facteurs psychosociaux sont reconnus comme des prédicteurs puissants du passage d’une douleur aiguë à la chronicité. On réduit son activité par anticipation de la douleur, entraînant un déconditionnement physique qui perpétue ou aggrave le handicap.
Les facteurs métaboliques
Obésité abdominale, déséquilibre glycémique, hypertension artérielle, dyslipidémie, et globalement un climat métabolique pro-inflammatoire (même de bas grade) accélèrent la dégénérescence des tissus discaux, altère la microvascularisation rachidienne et régule à la hausse la sensibilité des voies de la douleur au niveau du cerveau. Tout un programme ! Certaines problématiques intestinales telles qu’une dysbiose doublée d’une porosité intestinale peuvent causer une inflammation latente se traduisant par des douleurs lombaires chroniques.
Les facteurs neuroplastiques
Une sensation douloureuse ressentie pendant longtemps entraîne une hyperexcitabilité du système nerveux central (cerveau), qui amplifie en retour la sensation de douleur. Le signal d’entrée peut être ressenti fortement même s’il est de faible intensité.
En clair, plus on a mal, plus on perçoit fortement la douleur et plus elle devient chronique, car le cerveau crée une boucle d’entretien de la douleur indépendante de l’état structurel du dos.
Chacun de ces facteurs demande une approche adaptée. Une lombalgie chronique résistante aux thérapies habituelles traduit le plus souvent la nécessité d’une approche intégrée et personnalisée, parfois pluridisciplinaire.
C’est la raison pour laquelle, au cabinet, nous faisons toujours un bilan complet personnalisé et adaptons les soins à votre cas spécifique.

Quels tissus et problématiques peuvent contribuer à la lombalgie ?
La lombalgie commune, ou lombalgie « non spécifique », est un diagnostic d’exclusion. Cela signifie qu’elle regroupe toutes les douleurs du bas du dos qui ne proviennent pas d’une maladie sous-jacente ou de la souffrance d’un tissu particulier.
aucune structure ne peut être désignée comme seule responsable : plusieurs tissus peuvent y contribuer.
Dans la lombalgie commune, les causes s’entremêlent souvent en boucle.
Par exemple, un disque un peu usé force les facettes articulaires à travailler davantage, ces articulations s’inflamment, ce qui pousse les muscles à se contracter massivement pour verrouiller la zone, créant les fameuses douleurs myofasciales et points gâchettes.
Chacune des structures décrites précédemment peut jouer un rôle dans la genèse et l’entretien de la douleur : disques, facettes, articulation sacro-iliaque, mais aussi muscles, fascias, capsule articulaire, replis synoviaux dans la capsule (plicas), ligaments et corps vertébral.
Lorsque vous me demandez, en séance, si votre douleur est d’origine musculaire parce que vous sentez que l’un de vos muscles en bas du dos est tendu et douloureux, ma réponse est souvent : « Sans doute, mais pas seulement. Votre douleur est multifactorielle et doit être abordée selon un angle fonctionnel. Nous allons effectuer tous les tests nécessaires pour comprendre au mieux ce qu’il faut faire pour vous aider rapidement et durablement. »
Les principales problématiques impliquées dans la douleur lombaire
Elles désignent les cas pour lesquels la souffrance mécanique d’une structure précise explique plus volontiers les douleurs que la souffrance d’autres structures, traduisant généralement une altération de l’intégration sensori-motrice.
Par exemple :
- Lorsque le disque intervertébral est en souffrance, il peut s’agir d’une hernie discale
- La douleur peut provenir des massifs articulaires postérieurs lombaires
- Lorsque la douleur irradie dans la jambe à cause d’une irritation d’un nerf, cela peut être une sciatique ou une cruralgie
- Une instabilité vertébrale vraie peut parfois expliquer la douleur
- Un problème au milieu du dos peut causer une douleur lombaire
- Un rétrécissement du canal vertébral est possible
- Un syndrome sacro-iliaque et les problèmes de bassin peuvent entraîner une douleur lombaire généralement d’un seul côté
- Un syndrome myofascial douloureux (douleur musculaire) est très souvent associé à d’autres causes de lombalgie
- Une scoliose peut être en cause
- D’autres causes peuvent être retrouvées. Parlez-en avec nous lors de la consultation.
Cela signifie soit que votre cerveau reçoit des informations sous-optimales de la part de votre corps, soit que le cerveau lui-même les interprète de manière sous-optimale… soit les deux.
Restaurer l’intégration sensori-motrice est le domaine de prédilection du chiropracteur. Plus d’infos sur ce point sur la page qui explique la chiropraxie.
Les autres tissus pouvant être en cause dans la lombalgie commune
Les plateaux vertébraux, les structures vasculaires, la dure-mère, la hanche, la symphyse pubienne, les micro-lésions et entorses ligamentaires, la capsule articulaire des articulations vertébrales postérieures, les « plicas » (petits replis de synovie dans l’articumation) peuvent être des contributeurs à la douleur lombaire. Il est impossible de tous les détailler ici et ils ne méritent pas une page dédiée. Si vous avez des questions dessus, vous pouvez nous les poser en consultation.
Description de l'animation
- Le rachis cervical, de l'occiput (C0) à la 7e vertèbre cervicale (C7), posé sur la 1re vertèbre thoracique. Les disques intervertébraux commencent entre C2 et C3 : il n'y en a ni entre l'occiput et l'atlas (C1), ni entre l'atlas et l'axis (C2). En arrière, les articulations postérieures relient chaque vertèbre à la suivante.
- Vue de dessus de l'atlas : la dent de l'axis s'articule en avant avec l'arc antérieur de l'atlas et en arrière avec le ligament transverse. Derrière, la moelle épinière.
- Vue de dos, en coupe : le ligament cruciforme, formé du ligament transverse et de deux faisceaux longitudinaux, et les deux ligaments alaires, qui vont du sommet de la dent aux condyles de l'occiput. Ce sont les ligaments alaires qui limitent principalement la rotation entre l'atlas et l'axis.
- Les quatre muscles sous-occipitaux, tendus entre l'occiput, l'atlas et l'axis : petit droit postérieur, grand droit postérieur, oblique inférieur et oblique supérieur.
- Le triangle sous-occipital, bordé par le grand droit postérieur et les deux obliques. Il contient notamment le nerf sous-occipital, branche postérieure du 1er nerf cervical : après être passé au-dessus de l'arc postérieur de l'atlas, il entre dans le triangle et innerve ces quatre muscles. Le grand nerf occipital, issu de la branche postérieure du 2e nerf cervical, monte vers la peau de l'arrière du crâne.
- Vue de dos, arcs postérieurs retirés : la moelle épinière et les huit paires de nerfs cervicaux, pour sept vertèbres. De C1 à C7, chaque nerf sort au-dessus de la vertèbre de même numéro ; le 8e sort entre C7 et la 1re vertèbre thoracique.
- Tourner la tête (ici vers la gauche) : l'essentiel de la rotation se fait entre l'atlas et l'axis (C1-C2) ; chacun des autres étages y participe beaucoup moins. L'oblique inférieur et le grand droit postérieur du côté de la rotation sont colorés : la rotation du même côté fait partie de leur action.
- Pencher la tête en avant : en moyenne, ce sont les étages du bas, C5-C6 et C6-C7, qui fléchissent le plus ; C0-C1 fléchit peu.
- Pencher la tête en arrière : C0-C1 est l'étage qui s'étend le plus en moyenne. Le petit droit postérieur, le grand droit postérieur et l'oblique supérieur sont colorés : l'extension de la tête fait partie de leur action.
- Incliner la tête sur le côté (ici vers la gauche) : l'inclinaison se fait surtout entre C2 et C7 ; elle est plus faible en C1-C2 et en C7-T1, et minime en C0-C1. L'oblique supérieur du côté de l'inclinaison est coloré : l'inclinaison latérale fait partie de son action.
- En résumé : la rotation se fait surtout en C1-C2, la flexion surtout en C5-C6 et C6-C7, l'extension surtout en C0-C1, l'inclinaison surtout de C2 à C7.
- La mâchoire. La mandibule, l'os temporal, l'arcade zygomatique et le condyle de la mandibule, qui s'articule avec l'os temporal.
- Les quatre muscles masticateurs, tous innervés par le nerf mandibulaire (V3) : le temporal, le masséter, le ptérygoïdien médial et le ptérygoïdien latéral.
- Fermer la bouche : le temporal et le masséter élèvent la mandibule. Les muscles se gonflent en se contractant.
- Les muscles profonds, sous la branche de la mandibule. Ouvrir la bouche : le ptérygoïdien latéral tire le condyle en avant. Fermer la bouche : le ptérygoïdien médial aide à élever la mandibule.
- L'ATM : la capsule articulaire, renforcée en dehors par le ligament latéral.
- Vue en coupe : un disque articulaire sépare le condyle de la mandibule et l'os temporal (fosse mandibulaire et tubercule articulaire). Il divise l'articulation en deux compartiments : une rotation dans le compartiment inférieur, une translation dans le compartiment supérieur.
- Ouvrir la bouche : d'abord la rotation du condyle sous le disque, puis la translation du condyle et du disque vers l'avant. Fermer la bouche : le condyle et le disque reviennent en arrière.
- En résumé : la mandibule tourne et glisse sous l'os temporal.
Limites de la représentation
- Les os, les dents, les disques et les muscles (sous-occipitaux et masticateurs) proviennent de modèles 3D d'anatomie humaine (BodyParts3D). Les ligaments, la moelle, les nerfs, le disque et la capsule de l'ATM sont représentés de façon simplifiée.
- Seuls quelques ligaments de la charnière entre le crâne, l'atlas et l'axis sont montrés (ligament cruciforme, ligaments alaires, ligament apical de la dent) ; les autres ligaments, les membranes et l'artère vertébrale ne sont pas représentés.
- Les mouvements respectent les proportions entre étages rapportées par les études citées ; leurs amplitudes exactes sont approchées. Flexion et extension : mouvement moyen de chaque étage entre la position debout et la fin du mouvement, mesuré en vidéofluoroscopie chez 33 jeunes adultes en bonne santé ; C7-T1 n'y est pas mesuré. Pour la flexion-extension considérée globalement, une revue systématique désigne plutôt C4-C5 et C5-C6 comme principaux contributeurs.
- Chaque mouvement est montré seul. Dans le cou, l'inclinaison et la rotation s'accompagnent de mouvements couplés, non représentés ici.
- Les muscles colorés illustrent l'action décrite en anatomie pour chacun d'eux, pas une mesure de leur activité.
- Chapitre mâchoire : les mouvements d'ouverture et de fermeture sont montrés dans le plan médian ; les mouvements latéraux (diduction) ne sont pas représentés. Le disque, la capsule et le ligament latéral sont des modélisations simplifiées. Les muscles colorés illustrent l'action décrite en anatomie classique, sans distinguer le rôle de chaque faisceau.
Sources
- Zhou C, Wang H, Wang C, Tsai TY, Yu Y, Ostergaard P, Li G, Cha T (2020). Intervertebral range of motion characteristics of normal cervical spinal segments (C0-T1) during in vivo neck motions. Journal of Biomechanics, 98, 109418. doi.org/10.1016/j.jbiomech.2019.109418
- Andersen V, Wang X, de Zee M, Østergaard LR, Plocharski M, Lindstroem R (2021). The global end-ranges of neck flexion and extension do not represent the maximum rotational ranges of the cervical intervertebral joints in healthy adults – an observational study. Chiropractic & Manual Therapies, 29, 18. doi.org/10.1186/s12998-021-00376-3
- Lindenmann S, Tsagkaris C, Farshad M, Widmer J (2022). Kinematics of the cervical spine under healthy and degenerative conditions: a systematic review. Annals of Biomedical Engineering, 50(12), 1705-1733. doi.org/10.1007/s10439-022-03088-8
- Windsor RE. Cervical spine anatomy. Medscape, mis à jour le 15/08/2017. emedicine.medscape.com/article/1948797-overview
- Kenhub : Perry C, Cervical spine (revu le 14/11/2023) ; Sendić G, Atlantoaxial joint (revu le 30/10/2023) ; O'Leary C, Suboccipital muscles (revu le 26/09/2023) ; Dai S, Obliquus capitis superior muscle (revu le 06/11/2023) ; Grujičić R, Suboccipital nerve (revu le 30/10/2023). kenhub.com/en/library/anatomy/suboccipital-muscles
- Yu M, Wang SM. Anatomy, Head and Neck, Occipital Nerves. StatPearls, mis à jour le 31/10/2022. ncbi.nlm.nih.gov/books/NBK542213
- Bordoni B, Brizuela M. Anatomy, Head and Neck, Temporomandibular Joint. StatPearls, mis à jour le 08/09/2025. ncbi.nlm.nih.gov/books/NBK538486
- Basit H, Tariq MA, Siccardi MA. Anatomy, Head and Neck, Mastication Muscles. StatPearls, mis à jour le 05/06/2023. ncbi.nlm.nih.gov/books/NBK541027
- Grujičić R. Temporomandibular joint (TMJ): Anatomy and function. Kenhub, revu le 30/10/2023. kenhub.com/en/library/anatomy/the-temporomandibular-joint
- Mitsuhashi N, Fujieda K, Tamura T, Kawamoto S, Takagi T, Okubo K (2009). BodyParts3D: 3D structure database for anatomical concepts. Nucleic Acids Research, 37 (Database issue), D782-D785. PMID 18835852.
Crédits
- Modèles 3D des os, des dents, des disques et des muscles sous-occipitaux et masticateurs : BodyParts3D, © 2008 Life Science Integrated Database Center (Database Center for Life Science), licence Creative Commons Attribution – Partage dans les mêmes conditions 2.1 Japon (CC BY-SA 2.1 JP). Cette animation est diffusée sous la même licence.
Cervicalgie, nuque et mâchoire : d’où vient votre douleur ?
Les causes fréquentes de douleur du cou, de la nuque et de la mâchoire
La cervicalgie est le plus souvent « commune » et évolue en général favorablement ; les causes inflammatoires, infectieuses, vasculaires ou tumorales sont plus rares [1].
La cervicalgie commune et le cou « bloqué »
Douleur de nuque, raideur, tête difficile à tourner : c’est la situation la plus fréquente [1]. Au réveil, la tête peut rester droite et bloquée dans toutes les directions : c’est un pseudo-torticolis. Dans le torticolis proprement dit, un spasme du muscle sterno-cléido-mastoïdien maintient la tête tournée [8].
Une douleur qui descend dans le bras : la névralgie cervico-brachiale
Une racine nerveuse du cou irritée fait descendre la douleur dans le bras ; une perte de force du bras ou de la main justifie une imagerie [1]. En cas de compression d’une racine, manipulation et mobilisation du cou sont interdites au chiropracteur [7]. Voir la page névralgie cervico-brachiale.
Une douleur de nuque qui monte vers l’arrière du crâne
La douleur du cou peut irradier vers l’arrière de la tête [1], parfois sous la forme d’une névralgie d’Arnold ou d’un mal de tête entretenu par le cou (voir maux de tête, douleurs du visage et vertiges).
La mâchoire qui fait mal, claque ou se bloque
L’articulation temporo-mandibulaire (ATM) unit de chaque côté la mâchoire inférieure à l’os temporal, juste devant l’oreille, avec un disque de fibrocartilage entre les deux [9]. Ses troubles, deuxième cause de douleur musculo-squelettique chronique après le mal de dos, associent douleur de la mâchoire, parfois maux de tête ou douleur d’oreille, claquements et ouverture gênée [2]. Voir la page ATM et bruxisme.
Signes qui doivent vous alerter
Urgence immédiate : appelez le 15 ou le 112
- Faiblesse ou engourdissement d’un côté du visage ou du corps, trouble de la parole, perte de la vue d’un œil ou vision double, surtout avec une douleur de cou ou un mal de tête inhabituels [1].
- Douleur ou serrement dans la poitrine qui gagne la mâchoire, le cou ou les bras, avec essoufflement, sueurs, nausées ou pâleur [5].
- Fièvre avec nuque raide, maux de tête, gêne à la lumière ou vomissements ; taches rouges ou violacées sur la peau [4].
- Maladresse des mains, jambes qui se dérobent ou troubles urinaires qui s’installent [1].
- Douleur du cou ou impossibilité de bouger la tête après un accident ou une chute importante [7].
Avis médical rapide : sous 24 à 48 heures, le jour même quand c’est précisé
- Après 50 ans, maux de tête nouveaux aux tempes ou douleur de la mâchoire en mâchant ou en parlant, a fortiori avec des troubles de la vue : le jour même, car la vue peut être menacée [10].
- Dans les 15 jours suivant un mouvement intense du cou (sport, choc, manipulation), douleur de cou inhabituelle et persistante avec un mal de tête ou une douleur du visage inhabituels : le jour même [1].
- Fièvre inexpliquée, perte de poids inexpliquée ou antécédent de cancer [1].
- Douleur qui s’aggrave progressivement, permanente et qui empêche de dormir [1].
- Perte de force d’un bras ou d’une main [1].
- Antécédent de maladie rhumatismale inflammatoire, ou de chirurgie du cou avec des symptômes qui changent [1].
En cas de doute, demandez un avis médical. Une douleur de dent ou un problème d’occlusion relève du chirurgien-dentiste, avec qui le cabinet travaille en lien.
En quoi la chiropraxie peut-elle vous aider ?
Pour une cervicalgie commune ou une douleur de mâchoire musculaire ou articulaire, techniques manuelles et exercices ont un intérêt démontré ; ils ne remplacent pas un avis médical face à un signe d’alerte.
Ce que dit la recherche
Pour la douleur de cou chronique, une revue de 47 essais conclut, avec un niveau de preuve faible à modéré, que manipulations et mobilisations réduisent la douleur et améliorent la fonction par rapport à d’autres prises en charge ; les approches combinées semblent les plus intéressantes [6].
Pour la douleur chronique de la mâchoire, une recommandation internationale publiée dans le BMJ en 2023 soutient fortement les mobilisations par un thérapeute, le travail des points gâchettes, les exercices supervisés de la mâchoire et de la posture, et les thérapies cognitivo-comportementales ; la manipulation fait l’objet d’une recommandation conditionnelle [2]. En France, l’évaluation des cervicalgies par les chiropracteurs fait l’objet d’une fiche mémo de l’Association française de chiropraxie, labellisée par la HAS [11].
L’approche neuro-fonctionnelle du cabinet
Nous examinons le cou comme un carrefour nerveux : force, réflexes et sensibilité des bras, contrôle des mouvements de la tête, recherche systématique des signes vasculaires et neurologiques [1, 7].
Le cadre légal de la manipulation du cou
Le décret n° 2011-32 interdit au chiropracteur toute manipulation ou mobilisation du cou en cas de fracture ou d’instabilité, de tumeur, d’infection, de maladie rhumatismale avec laxité importante, de signes d’insuffisance vertébro-basilaire, d’ostéopénie majeure, de myélopathie, de compression d’une racine nerveuse ou de méningite. Il impose d’informer sur les risques, de recueillir le consentement et de rester disponible 48 heures après tout geste cervical [7].
Comment se déroule la prise en charge au cabinet ?
- Avant la séance : un questionnaire sur tablette recense vos antécédents et les signes qui imposent un avis médical.
- Le bilan, environ 45 minutes : histoire de la douleur, signes vasculaires et neurologiques, examen des bras, mobilité du cou et des épaules, ouverture de la bouche, bruits articulaires, palpation des muscles de la mastication.
- L’explication : ce que suggère l’examen, l’intérêt ou non d’une imagerie, le plan proposé.
- Les techniques : mobilisations, techniques musculaires, points gâchettes ; manipulation du cou seulement sans contre-indication, après information sur les risques et avec votre accord [7]. Une prise en charge sans « craquement » reste possible.
- Les exercices : quelques exercices simples pour le cou et, si besoin, la mâchoire, à refaire chez vous [2].
- Le suivi : réévaluation à chaque séance d’environ 30 minutes, disponibilité 48 heures après tout geste sur le cou [7], orientation vers votre médecin ou votre dentiste si besoin. Un livret du cabinet sur le bruxisme est disponible en salle d’attente.
Aucun nombre de séances n’est fixé d’avance.
Prendre rendez-vous au cabinet AREALCHIRO, à Aix-en-Provence : réserver en ligne sur Doctolib ou appeler le 07 87 16 31 13.
Questions fréquentes
Comment savoir si ma douleur vient du cou ou de la mâchoire ?
Le bilan examine les deux, mais les circonstances orientent : claquements, douleur d’oreille ou ouverture gênée évoquent plutôt l’ATM [2] ; une douleur qui descend vers l’omoplate ou le bras évoque plutôt le cou [1]. Après 50 ans, une douleur de mâchoire en mâchant avec des maux de tête nouveaux impose un avis médical le jour même [10].
La manipulation du cou est-elle sûre ?
Dans les essais publiés, on ne relève en général aucun effet indésirable, ou seulement des effets mineurs ; les complications graves, rares, restent difficiles à chiffrer [6]. La HAS cite la manipulation parmi les mouvements intenses du cou qui peuvent précéder une dissection artérielle [1]. D’où un dépistage systématique, le respect des contre-indications légales et la possibilité d’une prise en charge sans manipulation du cou [7]. Voir aussi la chiropraxie est-elle vraiment sûre ?
Faut-il faire une radio ou une IRM pour une douleur de cou ?
Non, pas pendant les quatre à six premières semaines sans signe d’alerte. Les signes d’usure visibles à l’imagerie ne sont pas toujours liés à la douleur. Si elle persiste au-delà, l’imagerie se discute : IRM en cas de douleur dans le bras, radiographies sinon [1].
Un chiropracteur peut-il prendre en charge une douleur de mâchoire ?
Oui, pour un trouble fonctionnel de l’articulation ou des muscles de la mâchoire : mobilisations, travail des points gâchettes et exercices supervisés font partie des approches les mieux étayées [2]. Pour une dent, l’occlusion ou une gouttière, votre chirurgien-dentiste reste l’interlocuteur de référence.
Sources
- Haute Autorité de santé (2020). Pertinence de l’imagerie cervicale – Cervicalgie non traumatique chez l’adulte. Fiche validée par le Collège le 19 novembre 2020. has-sante.fr
- Busse JW, Casassus R, Carrasco-Labra A, et al. (2023). Management of chronic pain associated with temporomandibular disorders: a clinical practice guideline. BMJ, 383, e076227. doi:10.1136/bmj-2023-076227
- GBD 2021 Neck Pain Collaborators (2024). Global, regional, and national burden of neck pain, 1990–2020, and projections to 2050: a systematic analysis of the Global Burden of Disease Study 2021. The Lancet Rheumatology, 6(3), e142-e155. texte intégral en accès libre
- Institut Pasteur (2024). Tout savoir sur les méningites, un enjeu de santé publique. pasteur.fr
- Haute Autorité de santé ([ANNÉE NON INDIQUÉE SUR LE DOCUMENT]). Infarctus du myocarde : document d’information destiné aux patients. has-sante.fr
- Coulter ID, Crawford C, Vernon H, Hurwitz EL, Khorsan R, Suttorp Booth M, Herman PM (2019). Manipulation and mobilization for treating chronic nonspecific neck pain: a systematic review and meta-analysis for an appropriateness panel. Pain Physician, 22(2), E55-E70. PMC6800035
- Décret n° 2011-32 du 7 janvier 2011 relatif aux actes et aux conditions d’exercice de la chiropraxie, et son annexe sur les contre-indications aux manipulations et mobilisations cervicales. legifrance.gouv.fr
- Souza TA ([ANNÉE À COMPLÉTER]). Differential Diagnosis and Management for the Chiropractor: Protocols and Algorithms, 3e éd., chapitre 2 « Neck and Neck/Arm Complaints ». Jones and Bartlett.
- Kamina P ([ANNÉE À COMPLÉTER]). Anatomie clinique, tome 2 : Tête, cou, dos, 3e éd., chapitre 6 « Articulation temporo-mandibulaire ». Paris : Maloine.
- nidirect, services publics d’Irlande du Nord (page consultée le 25 septembre 2026). Giant cell arteritis (temporal arteritis). nidirect.gov.uk
- Association française de chiropraxie, Lemeunier N, et al. (2017). Évaluation du patient atteint de cervicalgie et prise de décision thérapeutique en chiropraxie. Fiche mémo ayant reçu le label méthodologique de la HAS. has-sante.fr
Rédigé par [NOM PRÉNOM], chiropracteur au cabinet AREALCHIRO à Aix-en-Provence, [DIPLÔME, ÉTABLISSEMENT, ANNÉE]. Découvrir le praticien.
Rédaction : 25 septembre 2026. Dernière mise à jour : 25 septembre 2026.
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Questions-réponses
Se faire craquer le cou seul, bonne ou mauvaise idée ? : explication simple